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J'en suis là, 2 ans après... - Forums Familles

Sarah.B470
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 05:45

Inscrit le: 04/10/2007
Messages: 367
Vous comprendrez en lisant ce mail que je vais lui envoyer :

"Je vais en rester là, Eric.

Peut-être suis-je douée pour masquer mes sentiments et mes émotions, mais ça devient trop difficile. Et je sais que tu n'es pas dupe.

Je voulais voir si tu serais capable d'aller jusqu'au bout alors que tu savais que ce serait horrible pour moi. Tu voulais me confronter à ta réalité, à la façon dont tu vivais et voyais notre "relation", c'est ça ? Pourquoi être allé jusque là, Eric ? Parce que j'étais ta chose et qu'une chose, ça ne souffre pas ?

Te voir avec cette "Vicky" dont tu semblais avoir tellement envie aurait été un supplice insoutenable pour moi. Voir ton sexe se dresser pour elle, devant moi. Te voir la prendre comme tu me prenais, moi. Voir ton sexe dans sa bouche. Rien de moins qu'avec moi. Elle méritait même une heure de plus que moi... Une heure de plus pour ce rendez-vous avec elle. Une heure de plus que lorsque que nous nous rencontrions... Je vais m'épargner une humiliation : je n'ai pas besoin d'assister à cette scène - et encore moins d'y participer - pour savoir que je n'étais rien de plus que cette femme pour toi.

Le truc le plus fou que j'aie fait avec toi ? Sûrement pas cette séance de sexe glauquissime que l'on s'apprêtait à faire avec cette nana. C'est d'avoir accepté de te rencontrer il y a quelques années maintenant ; que tu viennes me rejoindre au bureau ce jour-là et faire l'amour avec toi alors que je ne savais même pas, quelques minutes auparavant, à quoi tu ressemblais. J'étais pressée de savoir si ce qui semblait se passer au téléphone serait bien réel. Et j'ai su...

Philippe ou un inconnu pour moi ; une autre femme pour toi... Me connaissais-tu un peu ? Es-tu fin psychologue ? Peu importe... Tu avais raison : je n'en avais pas envie. Pas de cette façon... Pour moi, qui me serait sacrifiée pour te garder, ça aurait été un "jeu" émotionnellement déchirant. Je t'aurais suivi parce que je craignais que tu me jettes comme une vieille merde. Parce que je refusais d'intégrer que la fin de notre aventure était proche. Que l'on passe à l'acte ou pas.

Contrairement à ce que j'ai bravement voulu te faire croire, je n'avais aucune envie de Philippe, ni d'aucun autre homme. Toi seul me donne l'envie d'être touchée, caressée. J'étais pourtant déterminée à aller jusqu'au bout. Au bout de ce que je ne suis pas. Pour contribuer, tout à fait consciemment, à me rendre la chute encore plus insupportable et essayer de me libérer de cette folle dépendance que tu es pour moi. C'était la seule solution pour me détester. Et pour ENFIN t'aimer moins, ne serait-ce que le temps de ce trio infernal.

Notre longue conversation au téléphone, avant les vacances... Bravement, j'avais joué la fille légère et détachée. Bravement... J'étais contente ce jour-là lorsque tu m'as dit que tu n'aimerais pas me voir avec Philippe, parce que j'étais TA maîtresse, pas la sienne ; parce qu'il n'aurait pas de limites et que tu ne voulais pas que ça se passe ainsi avec moi, etc... Quand tu m'as dit qu'il allait chercher une femme pour vous deux le jour où il est venu ici, ça a été horrible pour moi. Horrible de t'imaginer avec lui et une autre... Alors bravement, je me suis proposée. Et il a suffit que je t'affirme que j'en avais très envie pour que tu acceptes... Pourtant, tes questions, sur le tchat : "tu en as envie ? Pourquoi ? Avec lui et moi ? Vraiment envie ?", je suis presque sûre que tu savais que je ne le voulais pas réellement. J'attendais ton coup de fil et j'en avais la nausée. La nausée à l'idée qu'il dise oui et que ça te plaise, la nausée à l'idée de ce que j'allais ressentir...

Ton mail qui avait précédé cette conversation en juillet : effectivement, tu savais... Tu savais que j'aime plus que tout ce que tu es et ce que tu me donnes. Tout comme tu sais que c'est extrêmement douloureux pour moi depuis ce mail. Parce que tu n'y as pas seulement clarifié notre liaison, tu as aussi exprimé que tu t'en lassais. Je vais donc te faciliter la tâche, Eric. J'arrête là.

Je savais aussi. Je savais que c'était inéluctable. Je m'y attendais. Mais pas comme ça... Etait-ce bien utile de m'asséner ta réalité - réalité que je n'ai jamais ignorée - de cette façon, sans prendre de gants ?

Qu'est-ce que j'ai bien pu dire, faire ou écrire qui t'ai déplu au point que tu juges nécessaire d'être si incisif en recadrant notre relation ? Je ne méritais pas ça... Si ? Pas comme ça...

Qu'est-ce que tu croyais, Eric ? Que suite à ton mail - dont je connais chaque ligne par coeur tellement il m'a fait mal - j'allais me dire : "mais où avais-je la tête ? Evidemment que je ne ressens rien pour cet homme !" ???

Je vais répondre à ton mail. Parce que les mots sont importants pour moi. Des mots que je vais poser ici, alors que je voudrais à la fois les taire...

Mon histoire, c'est celle, tristement banale, d'une maîtresse amoureuse de son amant. Follement amoureuse, comme une conne.

Mon amant, pas mon plan Q. Je n'imagine un plan Q que comme hygiénique et j'ai la chance d'avoir une libido qui n'exige pas cet exutoire. Je ne t'ai jamais réduit à ton sexe. Jamais. Même si j'adorais ce dit-sexe. Au-delà de l'érotisation, de l'essence même de cette aventure, tu étais Eric. Avec ce sexe bien sûr, mais aussi ce sourire... Avec cette voix, ces yeux, ces mains, ce torse, ce ventre, ces fesses... Je me délectais de faire l'amour avec toi. Du sexe qui, pour moi, rimait avec complicité, confiance, plaisir partagé, lien sensoriel, affectif...

J'aimais, j'adorais cette place : ta "maîtresse", ta bulle de liberté peut-être... Et je crois qu'aucun mot ne résume mieux ce que tu représentais pour moi : ma déraison.

Il suffisait que je te voie pour occulter immédiatement la souffrance des jours précédents et celle des jours à venir. J'étais tellement accro, tu comptais tellement pour moi que je profitais du plaisir de l'instant, en évitant de penser au "pourquoi" de ta présence à mes côtés : un supplice de Tantale que je me suis ingligé, comme pour me convaincre que je ne méritais pas autre chose.

Le plaisir et les orgasmes que j'ai éprouvés avec toi ont toujours été très forts, extrêmement intenses... Intense, "l'après" l'était aussi. Intensément douloureux et humiliant. Cette distance physique entre nous, ce silence... Comme si le fait de me toucher "après" te répugnait, comme si tu regrettais ce moment passé avec moi... Douloureux et humiliant, mais c'était le prix à payer pour t'avoir à moi de temps en temps. Un prix que j'ai payé parce que c'était toi. Toi et pas un autre. Toi, mon amant, mon plaisir, mon interdit... Parce que ce qui me poussait vers toi était bien plus fort que ma raison qui me disait : "Tu ne devrais pas... Arrête ! Tu vas souffrir..."


Autant que cette souffrance que j'éprouve depuis des mois, ce qui a été très difficile, c'est de sentir que je ne te plaisais pas. Ce n'était pas de moi, de mes formes, dont tu avais envie... La preuve aujourd'hui avec cette nana. Moi ou une autre : aucune différence pour toi. Je le savais. J'ai toujours su que tu ne me baisais que pour ma disponibilité. Ton mail n'a fait que me le confirmer. Et il t'aura fallu deux ans pour me le dire. Deux ans...

La facilité avec laquelle tu m'as rayée de ta vie du jour au lendemain au moment de ton départ avorté pour le Sud-Ouest... Tu es revenu au moment où je m'y attendais le moins. Je savais que c'était dangereux, mais rien n'aurait pu m'empêcher d'aller vers toi. Rien. Pourquoi être revenu après ce long silence, Eric ? Pourquoi ? Parce que ça te flattait de savoir que j'allais courir dans tes bras ? Parce que je n'étais donc qu'un bout de viande qu'on fourre ? Parce que tu savais que je n'aurais jamais rien fait contre toi, tant je craignais de te perdre ?


A l'instant, j'ai fait un grand pas. Un pas dont je ne me croyais pas capable. J'ai supprimé le seul lien tangible qui me rattachait à toi : j'ai effacé l'intégralité de notre correspondance. Ce qui pour moi était pourtant inimaginable. Tous ces mails que j'avais espérés, attendus interminablement. Ces mots qui décrivaient tes envies.... Tu ne me disais donc que ce que je voulais entendre ? Là aussi, tu faisais semblant ?

Ces mails auxquels je tenais tellement parce qu'ils étaient un peu de toi... J'ai tout supprimé. Plus de 1300 mails à la corbeille, avec le sentiment de tuer cette histoire et une partie de moi-même. Il ne restera donc rien de tout ces mois. Aucune trace. Et je serai la seule à pleurer une histoire qui n'en était même pas une. C'est fini. J'en crève, mais c'est fini.

Le Club, ce lieu magique où j'ai aimé aller avec toi... Si j'avais été complètement idiote, j'aurais pu voir dans tes invitations une connivence flatteuse. Certes je suis amoureuse, mais pas idiote. Ce n'était manifestement pas avec moi que tu avais envie de passer une soirée. on le sait tous les deux, Eric : la seule raison pour laquelle tu m'as "invitée", c'est pour que je t'aide à réaliser ton fantasme.

J'ai attendu. Attendu que tu me dises qu'il s'agissait réellement d'un fantasme. D'un fantasme que tu voulais vivre avec moi. Tu me l'as dit, mais rien n'est moins sûr aujourd'hui : là aussi, tu m'as dit ce que je voulais entendre.

Si j'avais senti que tu me considérais un tant soit peu autrement que comme une partenaire de jeux sexuels crédule prête à tout pour satisfaire tes désirs, je serais allée jusqu'au bout. Pas pour toi. AVEC toi. Parce qu'il s'agissait d'une expérience d'une intimité et d'une complicité renversantes que j'aurais adoré partager avec toi. Parce que - je le voyais ainsi - la réalisation de ce fantasme aurait généré une autre "dimension" dans notre aventure : on aurait vécu quelque chose de particulier, ensemble. Hélas... J'ai su alors que pour toi, ce n'était que l'envers d'une relation basée sur le sexe.

Tu réaliseras ton fantasme, c'est certain. Sans moi. Et je sais que ça ne te posera pas de problème : tu piocheras dans ton réseau de plans Q et tu y choisiras une très belle partenaire, digne de toi.

Je t'aimais. Je t'aimais tellement... C'est con, je sais. Même au paroxysme du plaisir que tu me donnais, je devais lutter pour réprimer ces mots, parce que je savais que si je les avais laissé échapper, j'aurais reçu ton silence apitoyé...

Je n'aurai qu'un regret : celui de ne pas avoir été capable d'engager un dialogue avec toi. J'aurais aimé parler avec toi. Pas pour évoquer un "nous" qui n'existait pas : juste TE parler. De femme à homme. De Katia à Eric. Pas de maîtresse à amant... TE regarder. TE parler. Pour voir tes forces et tes faiblesses sous l'homme avide de sexe. Pour aussi te montrer un peu, juste un peu, qui était l'autre Katia. Tu as connu celle qui aurait tout fait pour gagner un moment avec toi. Toi, ma faiblesse... Je ne suis pas que celle-là, Eric. Et, à défaut que tu ne devines "l'autre" sous cette légèreté dont tu as fini par te lasser, j'aurais aimé te la faire connaître. Tu l'aurais peut-être appréciée, elle...

J'écris comme je t'aurais parlé si j'avais pu. Comme si j'avais le droit de te dire tout ça. Tu penseras que mes mots sont trop forts et écrits sous le coup d'une émotion exacerbée... Oui, je suis émue et oui, mes mots sont forts. Mais je pense chacun d'entre eux. Et je les assume.

Je savais que je n'étais qu'un plan Q pour toi. L'emploi, dans ton mail, à 2 reprises, de ce "évidemment" si méprisant pour me le faire comprendre n'était pas utile : je le savais. Je l'ai toujours su. Ce que toi tu n'as pas compris, c'est que je n'avais pas besoin que tu éprouves quelque chose pour moi... Jamais je n'aurais voulu une autre place : une telle histoire ne peut se vivre que dans la clandestinité. Et c'est ce que j'aimais aussi. Je ne t'ai jamais rien demandé, Eric. Et je ne t'aurais jamais rien demandé. Tu ne l'as pas compris...

Je vais être honnête, ce dernier mail s'y prête : j'aurais aimé être ta maîtresse. Plan Q, maîtresse : la frontière est nettement moins ténue qu'elle ne le paraît. Si j'avais été ton amante, c'est parce que tu m'aurais choisie pour ce que j'étais. Et ainsi peut-être aurais-je eu la chance de t'entendre me dire que tu aimais quelque chose en moi : mon parfum, ma chaleur, ma douceur ou mes seins ; mon ardeur, ma façon de bouger ou celle dont je te regardais...

Tu ne m'as pas choisie. Jamais tu ne m'as dit si tu aimais une infinitésimale parcelle de ce que je suis. Et pour cause : je n'étais qu'une rencontre de hasard, un corps facile qui ne te plaisait même pas, mais que tu savais entièrement dédié à ton plaisir. J'aurais juste aimé, j'aurais eu seulement besoin de sentir que tu me faisais l'amour parce que tu avais envie de moi. Vraiment de MOI. Pas parce que tu me savais dispo pour toi... Comment tu as fait pour me baiser pendant 2 ans, Eric ? Comment tu faisais ?

Comme si je n'avais plus aucune emprise sur ma propre volonté, ce que j'éprouve pour toi dépasse l'entendement, me dépasse. Tout ton toi était source de plaisir et me faisait chavirer. Cette passion pour toi m'a saisie et projetée de tous les côtés comme dans une mer houleuse. Une passion incontrôlable et destructrice. Deux ans passés à osciller entre exultation et joie intense, doutes et manque... Pour finir par cette tristesse et ce vide immenses, au moment où je renonce.

Tu ne répondras pas à ce mail. ça aussi, je le sais. Que pourrais-tu me dire que tu ne m'aies pas déjà fait comprendre, d'ailleurs... S'il y avait quelque chose à retenir de ces lignes, ce serait ceci : je voudrais juste que tu comprennes que je n'étais pas une nana légère comblée par une relation hygiénique. J'étais Katia, adorant le sexe avec Eric et silencieusement, passionnément amoureuse de lui.

on est à l'aube d'une journée ordinaire. Epuisée et désespérée d'avoir lu il y a quelques heures le bien que tu penses de cette nana, j'écris la fin de notre aventure. Aventure qui se termine laidement, aussi laidement que cette nana dont tu as tellement envie. Aussi laidement que moi...

Tu me demandais tout à l'heure si je la voyais comme une concurrente ? Si je n'étais pas si triste, j'en rirais : "Vicky29" aura sonné le glas "d'Ericka". Dis-le lui quand vous vous verrez (l'hôtel est réservé et payé, c'est mon cadeau), je sais que ça lui fera plaisir.

J'écris cette fin que je ne souhaite pas, à laquelle je ne suis pas préparée, et j'ai si mal que j'ai l'impression de me désagréger. Je voudrais tellement que cette douleur s'arrête et guérir de toi tout de suite... Et je sais que tenter de t'oublier est ma seule porte de sortie.

L'oubli, telle une issue de secours, pour une aventure qui a été belle et importante pour moi. Pourtant, il me semble impossible d'oublier le plaisir bouleversant que me procuraient ta simple présence, ton sourire, le timbre de ta voix... Impossible d'oublier toutes ces images de toi que j'aurais voulu garder pour m'en rappeler comme des moments magiques...

Plus tard, quand je pourrai penser à toi sans avoir le coeur et le ventre en vrac, je t'installerai au sommet de mes souvenirs précieux. Je garderai de cette histoire la fierté de l'avoir vécue : il paraît que tout le monde n'a pas la chance de vivre une relation illégitime aussi singulière. C'était à sens unique, mais tant pis. Je l'aurai vécue avec toi, grâce à toi.


Tout au long de l'écriture de ce mail, je me suis repassé le film de ces 2 dernières années. La gorge serrée, j'ai tout revu, de nouveau tout ressenti. Tout se mélange : le plaisir que tu m'as donné, celui que je croyais t'avoir apporté, et l'envie de toi que je sens, là, dans mon ventre...

Le film se termine à l'instant, sur un plan du rôle principal : tu souris, nu, splendide, un *** de polochon à la main. Le film est fini... Et la figurante, complètement sonnée, écrabouillée de tristesse, pleure.


Evidemment, je n'étais rien pour toi. Evidemment, je ne te manquerai pas. Ou si peu, que tu ne te rappelleras bientôt plus que j'ai traversé ta vie et que j'en suis sortie. CQFD...

Katia.

N.B. : Il me reste à te souhaiter plein de bonheur dans ta quête de plaisir. Il faut croire que je n'étais pas à la hauteur... Tu trouveras auprès de Vicky, Exhibelle, Zizanie, Cokine & co ce que je n'ai pas su t'apporter."

Crying or Very sad

Marie.elle
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 09:44


Inscrit le: 14/12/2008
Messages: 255
Sarah,

tu l'as aimé follement, tu l'aimes encore passionnément, tu as tout donné pour lui, il est peut-être temps d'arrêter.... La douleur qu'il t'a infligée jusqu'à maintenant est à hauteur du plaisir qu'il te donnait. Cependant personne ne mérite d'osciller entre ces deux extrêmes.

Le mail que tu veux lui envoyer est touchant mais sera-t-il en mesure de le comprendre ? Voudra t -il bien se donner la peine d'essayer de te comprendre ? Ne va-t-il pas l'ignorer comme par le passé jusqu'à un jour où, pour une raison ou une autre, il te répondra par des mots qui plus tard sonneront faux ?

Je comprend que tu ai besoin d'écrire pour pouvoir mettre le mot "fin" à votre histoire (ton histoire ?) mais as-tu réfléchi plus intensément au sens que tu donnes à ce mail ? Es-tu sûre de ne rien attendre en retour ? Je ne le ressens pas comme ça, moi, vu de l'extérieur et avec ce que je me souviens de toi....

Je n'ai pas de conseil à te donner. Fais ce qui est bon pour toi, sans occulter tout ce que tu viens d'écrire.

bisous
Je donne un sourire sans savoir où ça le mène, s'il peut consoler, pour qu'il me revienne...
Angelette, cémoi !!!
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 10:06


Inscrit le: 10/10/2007
Messages: 828
pleure ma pauvre Sarah !!! je pleure en même temps que toi après avoir tout lu ton post. Je veux t'apporter mon soutien dans un moment si dur pour toi.

Il t'en aura fait vivre des moments que tu redoutais mais que tu as accepté parce que tu l'aimais et que tu voulais le garder. L'aimer encore et encore sans fin. Mais au fond de toi, tu me le disais, tu le savais qu'il y aurait une fin. Moi, trop naïve, je ne le pensais pas.

J'espère, comme dit Marie.elle, que tu n'attends pas de réponse de lui. J'espère que tu vas l'oublier, enfin le mettre dans un coin de ta tête et essayer de ne plus souffrir comme tu souffres.
Ce n'est pas permis une telle souffrance et il ne vois rien. Il reste aveugle à ton amour, c'est un comportement nul, tellement nul

je reviendrais lire, et réécrire
Là, je suis dérangée souvent, panne d'ordi pfff !!!

je te fais de gros bisous
prends soin de toi, relève la tête

amour bisous
Non, pas le chocolat Lol !
Inscrite depuis le 06/07/07 et 9 708 messages
Sarah.B470
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 10:08

Inscrit le: 04/10/2007
Messages: 367
Pas besoin qu'il comprenne, Marie. Je crois, effectivement, qu'il en est incapable de toute façon.

Ce mail, c'est juste tout ce que j'avais envie de lui dire. Qu'il le comprenne ou pas...
Sarah.B470
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 10:09

Inscrit le: 04/10/2007
Messages: 367
Angelette : merci Wink
Jean.Veu
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 12:00



Inscrit le: 13/06/2007
Messages: 2 412
Que dire que tu ne saches pas déjà ?

Ce garçon est un prédateur égoïste. Pas franchement malhonnête, disons qu'il te ment par omission. Mais il te manipule pour obtenir ce qu'il veut. Dans une relation adultérine on cherche ce qu'on n'a pas dans son couple légitime mais pas plus. Lui cherchait le sexe, pas plus. Quand tu lui as demandé, il t'a répondu "évidemment". Pan ! Dans ta gueule ! Une bonne gifle, une de plus.

Cela dit, j'ai une crainte aujourd'hui car moi aussi je sens que derrière tes mots il y a une attente, utopique, qu'il fasse un geste. Tu es toujours accro et fragile, tu serais encore toute prête à replonger.
***sandra***
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 12:14



Inscrit le: 17/01/2007
Messages: 12 788
bisous courage
- carole -
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 13:46



Inscrit le: 28/03/2008
Messages: 10 582
pas mieux que marie et jean, je regrette juste qu une personne si belle que toi ( interieur et exterieur) est croisé le chemin d un tel monstre, il ne pense qu au sexe, cela doit etre maladif chez lui, et avec le temps , tu devenais sa deuxieme femme, l habitude .... je suis persuadée que sa femme sait, mais ne peut pas assouvir sa soif de sexe et prefere le laisser faire que de la perdre, ne te perd pas toi non plus, tu vaux tellemetn mieux que ça, tu merites une tellement belle histoire ..... des tonnes de courage, se sera tres douloureux pendant un certain temps, mais tu vas relever la tete et vivre , pour toi et tes filles ... bisous
"c est qu est ce que j'fais" ....... "c est ce que je fais"......... " bah !! c est qu est ce que j'dis !!"
Jean.Veu
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 14:42



Inscrit le: 13/06/2007
Messages: 2 412
Je ne sais pas s'il est si mauvais que ça. Ma vision est qu'il a des envies qu'il ne peut pas assouvir avec sa femme et qu'il a donc cherché quelqu'un à l'extérieur pour ça. Il n'a jamais été question pour lui d'autre chose que ça. Il a sa femme et sa petite famille pour son image sociale et sa maîtresse pour s'éclater au lit. Et il a trouvé là une partenaire presqu'idéale puisque, pour copier Polnaref, c'est une poupée qui dit oui, oui, oui. Mais ce n'est pas qu'une poupée, en particulier c'est une poupée qui a besoin de se sentir aimée et cet amour il est incapable de lui donner.

"Sarah", je pense que tu ne m'en voudras pas mais je vais copier une partie d'un mail que je t'ai envoyé :
<<
Il est juste centré sur lui. Cette partie à trois lui fait envie, il veut avoir deux femmes qui s'occupent de lui, qui soient à ses pieds et d'accord pour tout. C'est un dominateur et en fait ton bien être lui importe seulement parce que c'est nécessaire à la réalisation de ses volontés. C'est un dominateur et peu lui importe que cette fille soit jolie puisque personne ne la verra avec lui. A part toi, mais tu es aussi "cachée" dans sa vie. Je pense même que dans son fonctionnement, il est même mieux que cette fille ne lui inspire aucun respect : il va la baiser comme un objet, la prendre comme il a envie et il l'oubliera ensuite sans aucune difficulté : c'est une marchandise jetable.
Tout cela montre globalement ce qu'il voudrait être, et le peu d'importance qu'on les autres à ses yeux. Seul lui compte. Sa femme est là pour lui permettre d'avoir une belle image sociale, toi tu es là pour assouvir ses envies sexuelles, la blondasse permet d'aller encore plus loin, ...
>>
café
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 15:45

Inscrit le: 01/03/2007
Messages: 410
Sad c'est trop triste pour toi mais dis toi qu'il ne te vaut pas
t'es trop bien pour etre que ça maitresse tu vaut beaucoup mieu
iroise
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 18:46



Inscrit le: 13/11/2002
Messages: 3 889
Sarah je m'inquiétais de toi ces derniers jours et de façon très présente ..
Et suis heureuse de te lire ....
J'ai des choses à te dire et à écrire ...
Je pose un peu ...ton post était dense et douloureux ..
Je suis un peu sonnée....

Courage ma jolie courage....
En pensées avec toi ....
Elisabeth.E91
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: jeudi 5 novembre 2009 20:39

Inscrit le: 26/02/2009
Messages: 109
dur dur touchan tu a une am d'ecrivain bon courage tu nous fais pleurer
supprimé
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: lundi 16 novembre 2009 18:18

Inscrit le: 16/11/2009
Messages: 2
Bonsoir Sarah
J'ai vécu à quelques détails près, la même histoire que toi.
Je suis aussi aujourd'hui très atteinte moralement.
S'il est possible d'avoir ton mail en message privé, je serais très heureuse de pouvoir échanger avec toi.
supprimé
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: lundi 16 novembre 2009 20:54

Inscrit le: 16/11/2009
Messages: 2
Je te réponds quand même sur le site.
En premier lieu, j'ai apprécié les réponses que t'ont faites les autres forumeurs. Je les ai trouvées intelligentes, je trouve cela rare sur les forums psy.
Ensuite, j'ai vécu une relation bien semblable à la tienne. Et peut-être parce que je suis plus âgée que toi, peut-être parce que j'ai souffert pendant 4 ans (et je souffre encore), je vais essayer de te donner mon point de vue de personne concernée par ce type d'histoire, mais peut-être un chouïa plus détachée.
Ton homme me semble être un séducteur, et je ne condamne pas cela. Je ne pense pas qu'il soit "mauvais", il est probablement fragile dans l'image qu'il a de lui. Si vous vous êtes vus pendant deux ans, c'est parce que tu lui renvoyais de lui une image extrêmement flatteuse qui devait redorer son ego. Si tu avais été vilaine, il ne serait pas revenu. Il te désirait, c'est certain (parce que tu es belle). Mais tu as en partie raison quand tu dis qu'il ne fait pas de différence entre toi et une autre. En partie seulement, car il y a je crois deux hommes en lui : celui qui aime la femme que tu es, femme, féminine, ronde (beaucoup plus que tu ne le crois aiment les rondeurs), et par dessus tout aimante. C'est la femme qu'il aime (au sens général du terme), mais il n'est pas amoureux de toi. L'autre homme, c'est celui qui s'excite devant une femme qui se rend p... Loin de moi l'idée de la condamner. Le mien m'a appelée à un moment, sa petite p..., sa s... J'ai connu exactement la même situation. Ce n'est pas tant son regard qui te fait te sentir laide, indésirable, c'est le regard que tu portes sur toi. Lorsque tu dis qu'aucun homme ne t'a aimée, j'en doute. Mais Sarah, nous nous aimons si peu que nous leur transférons de nous l'image d'une femme qui ne croit pas en elle. Et à force de répétitions de ce schéma, nous parvenons progressivement à ne pas nous admirer.
J'ai lu avec énormément d'attention le mail que tu lui as adressé, celui où tu parles de ton épouvante devant ce qui allait s'avérer être un trio je dirais, crapuleux. J'ai fait exactement la même chose que toi. Ils savent qu'une femme amoureuse peut, dans certains cas, aller très loin dans la réalisation de leurs fantasmes, parce qu'elle est affolée à l'idée de le perdre. Tu sais, ces hommes ne sont pas assez altruistes pour épargner ce genre de fantasmes à leur maîtresse. Ils ont un tel besoin de se prouver qu'ils sont capables de tester l'échangisme, ils ont une telle envie de faire ce que font certains de leurs copains ou connaissances, qu'ils n'hésitent pas à faire pression sur leur maîtresse aimante pour qu'elles arrangent le coup. Ils sont centrés sur leur petite personne. Ca peut même les rendre touchants (au xième degré...).
Le souci, c'est que toi, moi, et toutes les femmes dans notre cas, nous sommes touchées par leur fragilité, par le paradoxe entre leur fierté masculine et leur besoin d'être rassurés. Nous voulons conquérir le coeur d'un dur, nous voulons être maîtresse adorée. Et nous nous complaisons dans cette situation pour ses bénéfices secondaires (entre autre être, dans notre tête, celle qui surpassera leur femme dans leur coeur de mari).
Leur femme, c'est l'épouse, la maman des enfants, celle qui assure le bien-être du foyer. Celle qui souvent, aussi, ne veut plus n'exister que le soir, quand ils veulent faire l'amour alors qu'ils se sont comportés ingrat et égoïste dans la journée (j'en rajoute un peu, quoique...). L'épouse, c'est la stabilité. La sex friend, c'est l'excitation facile. La maîtresse, certains en rêvent, souvent c'est la domina.
Une question : t'a t'il raconté qu'il avait été passionnément amoureux hors mariage, autrefois ? Je ne serais pas surprise de la réponse...
En sortir, c'est l'une des choses les plus difficiles qui soient. Il faudrait une psychanalyse pour ça (je n'en ai pas envie non plus, ni les moyens). Mais Sarah, n'oublie pas une chose : tu as la possibilité de dire non.
Tes écrits sont très beaux et reflètent une intelligence émotionnelle au dessus de la moyenne. Tu pêches par trop d'empathie. Tu te fonds en lui au point d'effacer ton individualité.
Le but à atteindre, et j'en parle en connaissance de cause, c'est de te détacher de cette névrose. Car tant que tu ne l'auras pas fait, ton esprit sera obsédé jour après jour par l'objet de ton adoration. Au risque d'y perdre la santé, comme tu l'as dit. Je n'ai pas encore trouvé le moyen d'y parvenir, je rechute, mais j'espère redevenir autonome dans pas trop longtemps.
N'hésite pas à m'écrire si tu le veux, je te soutiens de tout coeur.
Angelette, cémoi !!!
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: mardi 17 novembre 2009 21:28


Inscrit le: 10/10/2007
Messages: 828
super ton aide pour notre petite Sarah !!!
j'espère que tes mots la réconforteront et qu'elle passera au dessus de toute cette histoire et revivra pour elle

Non, pas le chocolat Lol !
Inscrite depuis le 06/07/07 et 9 708 messages
Jean.Veu
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: mercredi 18 novembre 2009 10:18



Inscrit le: 13/06/2007
Messages: 2 412
Armelle : bravo Thumb Up
Ricouetcouette
J'en suis là, 2 ans après...
Envoyé le: vendredi 20 novembre 2009 20:01



Inscrit le: 08/03/2005
Messages: 2 999
Quoi te dire de plus Sarah ...
on a échangé quelques MP il y a longtemps dans des moments où tu allais pas bien et moi non plus car vécu à peu de choses prés la même histoire ...

Ça fait deux ans que c'est fini mais honnêtement on en guéri pas ..ou mal ...

Je te souhaite bon courage pour la suite ...et si tu veux en parler pas de soucis en MP si tu veux !!!

Gros bisous et courage pour la suite ...la colère, la haine, la compréhension, et la vengeance sont des sentiments que tu vas connaître ...mais ne te laisse pas envahir par eux ...ce serait lui donner de l'importance et il n'en a pas besoin et n'en vaut pas la peine !!!!
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