ou le journal des naufragées.
9 jour.... Je me sens seule. Même si, bienheureusement ( ou malheureusement pour elles), je suis dôtée de qques compagnons d'infortune.
Mais, nous ne sommes pas toutes au même endroit au même instant. Nous marchons, à l'aveuglette, comme s'il y avait un épais brouillard. Ici, rien n'est clair. Pas de moyen de savoir si lesdits compagnons sont dans les parages. Et nous nous croisons sporadiquement.
Certaines, naufragées, comme moi, trouvent parfois un pont qui les relient au continent et vont alors y faire un tour. Mais le pont disparait à n'importe quel moment et elles sont à nouveau en exil.
Pour ma part, je n'ai jamais trouvé ce pont. Et mon exil commence à me peser.

Comment avons-nous attérri ici? Nous ne sommes même pas parties en voyages. En tout cas, nous n'étions pas volontaire.
Parfois, nous recevons qques missives du continent. Mais elles sont
rares

bien que celà prouve que qqun pense à nous

Et nous avons des nouvelles des nôtres

un peu...
Demain sera un autre jour, qui je suppose ressemblera étrangement à la semaine qui vient de s'écouler. Je n'ai que peu d'espoir de retrouver un jour les nôtres.
Tous les chemins mènent à Rome.... mais quand la route est coupée,Rome n'existe plus... que dans nos coeurs.
Il est tard. Je vais eteindre la bougie. Et m'endormir sur ma maigre paillasse
Compagnons d'infortune, ci vous passez par ici, je vous souhaite la bonne nuit
A vous les exilées!